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Lausanne & environs, couvre les districts de Lausanne et Ouest lausannois

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TOUTES LES INFOS

Le difficile accouchement de la réforme de la Prévoyance vieillesse

Le 25 septembre prochain, nous allons voter sur la réforme de l’AVS. En effet, un projet, concocté par le Conseil fédéral et modifié – en plus sévère – par les Chambres fédérales a provoqué un référendum. Curieusement, c’est l’adaptation de l’âge de départ des femmes à la retraite à celle des hommes qui suscite une forte opposition, alors qu’il n’est nullement démontré que les femmes soient en plus mauvaise santé à ce stade de la vie.
Par contre, le vrai problème, c’est leur trop faible revenu. Elles constituent le gros de la catégorie des personnes avec une rente AVS trop maigre et un deuxième pilier inexistant, sinon minuscule. Dans ce domaine, il est indispensable d’apporter des améliorations significatives.
On nous annonce une sévère inflation pour le proche avenir. Il entraîne une détérioration de la situation, alors que le pouvoir d’achat des seniors a déjà considérablement souffert ces dernières années.

Donc, pour nous, seniors, le véritable enjeu d’une réforme réussie doit résider dans la garantie d’un niveau de vie décent des rentiers – actuels et futurs                                                                                                 

Werner Blum, président

L’assurance vieillesse et survivants (AVS) a dégagé, en 2021, un excédent de répartition positif de 880 millions de francs. A cela s’ajoute le gain des placements du fonds AVS et les intérêts versés par l’assurance invalidité.

Le résultat d’exploitation du premier pilier présente au final un excédent de recettes de 2,6 milliards de francs en 2021. Un record. En 2020, il se montait à 1,9 milliards.

Le rendez-vous du 9 avec le Vieux

Le 9 de chaque mois, Jean-Daniel Fattebert donne rendez-vous aux lecteurs de ce site, avec un commentaire de son cru sur la vie qui va. Nous remercions la rédaction de «La Broye-Hebdo», journal auquel il collabore, de nous autoriser à reprendre certains de ses textes, dans cette rubrique.

«Vous voulez le ticket?»
Qu’on me prenne pour un con, ça ne m’a jamais vexé. Finalement, on est tous le con de quelqu’un et c’est ainsi depuis la nuit des temps. Non, ce qui me vexe véritablement, c’est que l’autre pense que je n’ai pas vu qu’il me prenait pour un con. Ça c’est insupportable!
Dans ce sens, les grands distributeurs qui nous font l’honneur de nous accueillir dans leurs supermachés, ne sont jamais en manque d’audace et d’imagination, quand il s’agit de prendre le client pour une quiche. Avant, on nous demandait si on avait la carte et si on prenait les points. Depuis peu, on s’enquiert, en plus, si nous voulons le ticket…

Car dans la réjouissante perspective de sauver la planète, ces gens-là ont fait le calcul des tonnes de papier économisé, si l’ensemble de leur docile clientèle, abandonnait l’usage tellement suranné d’exiger une preuve écrite de ses paiements. De quoi nous donner mauvaise conscience pour la semaine.
Que dans le même temps, les mêmes bourrent leurs magazines hebdomadaires d’un kilo et demi de prospectus éducatifs sur la meilleure manière de choisir, d’allumer et de garnir le barbecue estival, ne les empêche pas de dormir. Avec le bois économisé sur l’abandon des tickets de caisse, ils pourront toujours faire du charbon pour les grillades. Et je ne parlerai pas des propositions de menus de saison, sur papier glacé.
Pas plus tard que samedi dernier, mon bouquet de roses en main, la vendeuse m’a demandé si je souhaitais qu’elle me l’emballe. Je lui ai répondu qu’à mon âge, il devenait trop rare de rencontrer une fille qui emballe pour refuser l’offre. Elle n’a pas souri. Visiblement, là encore, je n’avais plus le ticket.

Le Vieux

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Le Conseil suisse des aînés (CSA) est préoccupé par la surmédicalisation dans les EMS.

Dans un communiqué de presse du 15 mai 2022, le CSA manifeste sa préoccupation face à la surmédicalisation des aînés dans les EMS. Une enquête de l’Office indépendant des plaintes pour personnes âgées, UBA, a révélé que, sur la base des données de traitement dans 619 EMS en 2019 et 2020, 46% des résidents-es de plus de 65 ans recevaient 9 médicaments différents ou plus par semaine. 37% d’entre eux ont reçu un neuroleptique, c’est-à-dire un sédatif, alors qu’ils n’en auraient pas eu besoin.

Les experts parlent de polypharmacie à partir de 5 médicaments seulement, qui entraînent des effets secondaires non désirables.

Rappelons que la FVR est partie prenante du CSA. Christiane Layaz, Yverdon, et Elisabeth Leo-Dupont, La Tour -De- Peilz, y siègent.

Red heart on the doctor's hands, Medical diagnosis and history of patients concept

Le mort ou le vivant: lequel compte le plus?

Le 15 mai nous sommes appelés à voter sur le don d’organes qui fait cruellement défaut en Suisse par rapport au reste de l’Europe. Il convient de décider si nous voulons APRES notre mort cérébrale ou cardiaque, donner un bout de soi -qui n’est plus soi- pour soigner ou aider un vivant. En votant oui nous acceptons le principe de ce prélèvement qui peut être pratiqué avant que le corps se décompose.

N’est-il alors pas temps de permettre à son prochain de poursuivre son chemin alors que le nôtre est terminé ?

 

Elisabeth Leo-Dupont, membre de la Fédération vaudoise des retraités et déléguée auprès du Conseil des Ainés.

Engageons-nous!

Nous, seniors de 65 ans et plus, nous représentons en 2020 16 % de la population, presque le même pourcentage que les jeunes (jusqu’à 19 ans). Pourtant notre statut, notre cause, nos intérêts, nos besoins en matière de rente, de santé, de logement, de transport, de sécurité sont très larges mais ne retiennent que ponctuellement l’attention des politiques ou les médias, même si récemment l’Etat de Vaud a ouvert le dialogue avec son programme « Vieillir en 2030 ».

Si la jeunesse a conquis sa place et sait faire parler d’elle, revendiquant ses droits, nous les aînés, hésitons à donner de la voix et préférons faire profil bas.

Pourtant les retraités avec leur grande expérience de la vie et les jeunes avec leur potentiel sont indispensables les uns aux autres et contribuent -différemment bien sûr- au développement de la société et à son équilibre. C’est le fameux contrat intergénérationnel qui peine encore à se concrétiser.

Il est cependant de notre responsabilité et de notre devoir de nous exprimer en nombre, en faisant connaitre notre rôle (de proche aidant notamment), la diversité de nos situations (financière, sociale…) en communiquant nos préoccupations, nos humiliations aussi, en valorisant nos contributions à la société (bénévolat, soutien à nos enfants pour la garde des petits, par exemple).

Trop de retenue, trop de soumission, trop de modestie (propre à notre génération) contribuent à nous fragiliser et à nous exclure de la société.

Osons parler et bousculer les préjugés. C’est l’affaire de nous tous et pas seulement celle de nos représentants à la tête des associations d’aînés.

A l’exemple des employés qui doivent veiller à leur employabilité, NOUS sommes chacun responsables de notre destinée d’ainé et celle-ci ne s’améliorera que lorsque nous occuperons pleinement NOTRE place.

 

Elisabeth Leo-Dupont

Membre de la section LORA, déléguée de la Fédération Suisse des Retraités auprès du Conseil Suisse des Aînés.

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Les soins donnés dans les EMS vaudois sont de qualité mais des dérives existent...

Ces jours, de gros titres dans les médias font état de maltraitance et de vols dans les EMS. Un établissement, situé dans les montagnes vaudoises, est particulièrement visé.

Cependant, Fabrice Ghelfi, directeur de la cohésion sociale vaudoise, cité par Le Matin Dimanche, relativise : « Le canton a fait beaucoup pour le personnel et sa formation. Plus nous améliorons les compétences, plus nous améliorons la gestion des risques ». D’ailleurs, dans de nombreux faire-part de décès, publiés dans 24 heures, les familles remercient le personnel de l’établissement pour la gentillesse et les bons soins apportés au résident décédé.

Ce constat ne doit pas nous dispenser d’être vigilants. Une rotation trop importante du personnel dans un EMS par exemple n’est jamais bon signe. Elle interroge sur les conditions de travail.  Les résidents en souffrent. Pour eux, la stabilité est gage de bien-être et de sécurité.

Nous vous attendons!

Devenez, vous aussi, membre de la FVR et prenez part à nos nombreuses activités.