bigger reset smaller

www.fsr-srv.ch


Présentation de la FSR

La Fédération suisse des retraités est une organisation indépendante, ouverte à tous les aînés.

Elle regroupe des hommes et des femmes, des romands, des alémaniques et des tessinois, d’anciens ouvriers ou agriculteurs, fonctionnaires ou indépendants.

Elle poursuit notamment les buts suivants :

  • Etre un porte-parole des retraités face à l'opinion publique et aux autorités
  • Défendre les intérêts sociaux, culturels et économiques de ses membres
  • Définir et promouvoir une politique sociale favorable aux personnes âgées
  • Lutter pour une meilleure insertion des retraités dans la vie politique, culturelle et sociale
  • Favoriser le dialogue et l'entraide entre toutes les générations

Communiqué de presse de la FSR

Vous trouverez, en cliquant sur le lien ci-dessous, le communiqué de presse de la FSR.

Document


Assemblée des délégués du 17 Mai 2017 au Casino de Morges



Compte rendu de de l’assemblée des délégué-es du 28 mai 2014

Lausanne, Buffet de la Gare

Cette assemblée a réuni 42 délégué-es sous la présidence de Michel Pillonel.

Comité central

Marcel Chevalley, délégué de la Fédération vaudoise des retraités avait été élu caissier en 2001. Ayant exprimé le désir de se retirer, il a été chaleureusement remercié. Notons qu’il s’est acquitté de sa tâche avec grand professionnalisme. Il sera remplacé par le caissier de la Fédération fribourgeoise des retraités, Laurent Ponzo, qui fonctionnera en parallèle avec Marcel Chevalley jusqu’à la fin 2014.

Quatre nouveaux membres ont été élus, à savoir: Jacques Morel, président de la Fédération fribourgeoise et Georges Lambelet de la Fédération vaudoise. Ont également été élus, Frédéric Roesti du Syndicat Transfair en remplacement de Werner Sigrist et Jean-Pierre Emery en qualité de représentant des membres individuels du canton de Neuchâtel.

« Pour une éthique de la responsabilité au cours de la vieillesse »

Le professeur honoraire de l’Université de Genève, Monsieur Christian Lalive d’Epinay a beaucoup intéressé les participants. En effet, aujourd’hui, les mots éthique et responsabilité sont largement bafoués. Il a notamment relevé que l’allongement de la vie a fait du troisième âge une période où l’on ne se sent pas vieux : au-delà de la retraite et jusqu’à l’approche des quatre-vingts ans, dans une forte majorité des cas, on bénéficie d’une santé relativement bonne et on mène une vie indépendante et riche de possibilités.


Réforme de la prévoyance vieillesse 2020 (réponse à la consultation 2013/2014)

Approche globale

La Fédération suisse des retraités (FSR) reconnaît que pour compenser le vieillissement de la population d’une part et la diminution des rendements des capitaux d’autre part, il faille trouver des dispositions adéquates si l’on entend maintenir le niveau des prestations des rentes de retraites. Avec le projet qui nous est présenté, la FSR apprécie particulièrement le fait que les droits acquis des retraités soient maintenus. Il s’agit là d’un point capital qui nous permet de soutenir une entrée en matière sur ce projet de révision globale de la prévoyance vieillesse. Toutefois, la FSR se doit d’émettre les observations suivantes.

  • 1. AVS

Age de référence de la retraite identique de 65 ans pour les femmes et les hommes

Notons que les femmes devront travailler une année de plus pour avoir droit à une retraite complète. A cet égard, la FSR regrette que le principe de l’égalité salariale hommes-femmes ne soit toujours pas respecté. Dans ces conditions, il est difficile d’admettre ce relèvement de l’âge des femmes pour leur droit au ler pilier. Avec cette proposition, mentionnons que le Conseil fédéral réalisera une économie d’un milliard de francs par an.

Seuil d’accès et déduction de coordination

Par ailleurs, la FSR note toutefois une mesure en faveur des femmes et aussi des hommes (mais ils sont peu nombreux) qui travaillent à temps partiel, à savoir la diminution du montant de coordination d’accès au 2ème pilier qui passera de 20’000 CHF de salaire annuel à 14'000 CHF.

Participation de la Confédération aux dépenses de l’AVS

Dès le début de l’AVS, une participation de la Confédération permettait de compléter le financement de l’AVS. Actuellement, cette contribution fixée dans la loi s’élève à 19.55 % des dépenses annuelles de l’AVS. La FSR s’oppose au fait que, pour alléger son budget, la Confédération propose de réduire sa contribution de moitié, soit qu’elle ne s’élève plus qu’à 10 %.

Financement additionnel et relèvement de La TVA

Le projet prévoit d’augmenter de 2 points le taux de la TVA. La FSR refuse de soutenir ce recours à la TVA pour couvrir les besoins financiers de l’AVS, car cette mesure péjore directement le pouvoir d’achat des retraités, en particulier en raison de la non indexation de plus en plus fréquente des rentes du 2ème pilier. Cette mesure n’est donc pas équitable. Il conviendrait plutôt de prévoir une augmentation des cotisations salariales et aussi de prendre en considération d’autres revenus tels que les bonus, dividendes et autres revenus de la fortune.

Retraite anticipée

La FSR regrette vivement que la retraite anticipée ne soit plus possible à 58 ans, mais seulement à partir de 62 ans et s’interroge aussi sur les vrais avantages de la flexibilisation prévue entre 62 et 70 ans.

Rente de veuve

La FSR regrette que le droit à une rente pour les veuves sans enfants ou avec des enfants adultes soit supprimé, quels que soient leur âge ou la durée du mariage. De plus, le montant de la rente de veuve avec enfants diminuera de 20 % et passera ainsi à 60 % au lieu des 80 % actuel. Notons tout de même que le montant de la rente pour orphelin augmentera de 10 % et passera de 40 % à 50 %.

  • 2. LPP

Taux de conversion minimal LPP

Le taux baisserait progressivement à raison de 0,2 point par an pendant 4 ans et passerait ainsi de 6.8 % actuellement à 6 %. La FSR ne peut pas soutenir cette mesure qui représenterait une diminution de 12 % des rentes LPP. La FSR relève aussi que cette baisse envisagée de 0,8 % n’est pas favorable aux revenus modestes et correspondrait à une basse de leur rente de quelque 200 CHF par mois. De plus, rappelons que le peuple suisse a nettement refusé en 2010 et par 73 % une baisse à 6,4 %.

Transparence de la gestion des institutions de prévoyance

La FSR pense qu’il convient absolument de modifier la loi sur la surveillance des assurances de manière à ce que les excédents réalisés par des assureurs soient répartis équitablement entre assurés et assureurs. A cet égard, la FSR note avec stupeur que, selon les calculs de Travail.Suisse, les assureurs vie, en 2012, ont réalisé 661 millions de francs de bénéfice dans le 2ème pilier.

Au nom de la Fédération suisse des retraités: Christiane Layaz-Rochat, vice-présidente