Activités

Excursion à Sevrier – Annecy

C’est un temps radieux, digne des meilleurs prospectus publicitaires, qui a accompagné les participants tout au long de cette journée dans la région du lac d’Annecy. Partis de Lausanne, via Genève, nous arrivons dans une bourgade au nom chantant comme nos voisins français en ont le secret, Allonzier – la – Caille, pour un premier arrêt « café – croissant ».

Quelques conversations plus tard, retour au car et en route pour notre première visite, l’Ecomusée du Lac d’Annecy à Sevrier. Aménagé dans l’ancienne école des filles du village, ce petit musée présente un intéressant panorama de costumes, d’objets et d’outils du quotidien ainsi que du mode de vie laborieux de cette région de Savoie au XIXe siècle. Occasion de constater qu’avec la proximité d’un lac et des montagnes, les habitudes de ces populations ne différaient pas beaucoup de celles de nos aïeux en Pays de Vaud. Occasion aussi de se rappeler à quel point, habits ou ustensiles, tout était soigneusement entretenu avant notre civilisation du prêt à jeter !

Mais midi approche et avec lui l’heure du dîner, pardon, du déjeuner. Nous sommes en France, ne l’oublions pas. Donc, encore un petit trajet jusqu’à un village voisin et nous voilà à l’auberge où nous est d’abord servi un agréable apéritif … avec possibilité d’acheter quelques produits du terroir. Il faut bien que chacun gagne sa vie. Puis, direction la salle à manger et le repas de midi, excellent, à entendre les commentaires des convives.

Nouveau départ pour la dernière visite de cette journée, le musée Paccard et sa fonderie de cloches. Entreprise familiale fondée dans les remous de la Révolution française, elles est active depuis maintenant huit générations. Répartis en deux groupes, nous assistons, dans un ordre différent, à un film et à un exposé sur l’histoire de l’entreprise et la fabrication des cloches. Intéressant de noter comme cette activité mêle une technique artisanale d’un autre temps et les apports de la technologie actuelle.

Puis vient le grand moment que tout le monde attend, la fameuse coulée. Dans un grand hangar est aménagé l’espace où tout est déjà prêt pour l’opération : un chaudron plein du métal en fusion, le palan de levage et les moules des deux futures cloches. Tout autour s’affairent trois ouvriers à l’allure d’extra-terrestres dans leurs habits ignifuges, habits qui ne les protègent pourtant qu’à 60 % de l’énorme chaleur dégagée par la coulée, comme nous l’apprend la personne qui commente le travail des fondeurs. Gestes précis, synchronisés, chacun d’eux connaît son rôle dans ce lent ballet silencieux et rapidement exécuté en dépit de la lenteur apparente de chaque phase du travail.

Enfin, les spectateurs se déplacent à un concert où chacun aura admiré la qualité de la voix de la chanteuse, accompagnée par un carillon qui est sans doute une prouesse de technologie, mais d’un intérêt musical relatif en comparaison de l’excellente prestation chantée. Quelques-uns prennent encore le temps d’acheter quelques clochettes ou autres petits souvenirs et tout le monde remonte une dernière fois dans le car du retour à Lausanne, la tête pleine de toutes les belles images de cette journée.